Terreurs nocturnes parentales : causes, remèdes

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Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

Fréquentes chez les enfants, les terreurs nocturnes sont beaucoup plus rares voire quasi inexistantes chez les adultes. Cependant, la parentalité peut entraîner d’autres troubles du sommeil. Comment y remédier et prévenir la dépression post-partum ? Décryptage avec l’aide de Marine Manard, neuropsychologue clinicienne.

Pourquoi la parentalité crée-t-elle aussi des terreurs nocturnes aux parents ?

« Des cauchemars et des insomnies sont également susceptibles de survenir, en lien avec un état d’anxiété du parent au début de la parentalité, comme lorsqu’il commence un nouveau travail ou traverse des périodes de vie un peu stressantes. Voir l’article : Compagnie. Une étude révèle que la moitié des pères ont l’impression de dormir lorsque leur bébé pleure la nuit. »

Les terreurs nocturnes sont des parasomnies, c’est-à-dire des comportements anormaux qui se produisent pendant le sommeil. La personne se met à pleurer, à transpirer et semble effrayée. Ces manifestations touchent principalement les enfants entre 2 et 6 ans et ne sont pas graves. Ils disparaissent spontanément avec le temps. Si les terreurs nocturnes peuvent exister chez l’adulte, elles restent extrêmement rares et n’ont aucune corrélation avec la filiation. « Ce terme est très vite utilisé à mauvais escient, même chez les enfants. Jusqu’à présent, cependant, il n’existe pas de données dans la littérature scientifique qui traitent des terreurs nocturnes spécifiquement liées au fait de devenir parents », nuance Marine Manard, neuropsychologue et créatrice du site en ligne Parenthood. magazine sans tabou. En réalité, l’adulte est plus sujet au somnambulisme et à la somniloquie (parler en dormant). En d’autres termes, le début de la parentalité peut perturber le sommeil pour diverses raisons. Par exemple, de nombreuses jeunes mamans souffrent d’hypervigilance : elles surveillent constamment leur bébé, ce qui perturbe leur sommeil.

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Est-ce le signe d’une altération de la santé mentale du parent ?

Les parasomnies, quelles qu’elles soient, ne relèvent pas d’un problème psychologique et ne nécessitent pas la consultation d’un médecin, sauf si cela modifie la vie quotidienne. A voir aussi : Bébé à 3 mois : motricité et éveil, comment l’occuper ?. « Ils ne sont pas le signe d’une mauvaise santé mentale du parent, mais en présence d’autres signes comme des symptômes dépressifs ou anxieux, il est important d’être prudent », plaide Marine Manard.

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Pleurs fantômes de bébé : est-ce le signe d’une dépression post-partum ?

La sensation d’entendre votre bébé pleurer peut faire partie des symptômes de la dépression post-partum, mais elle n’en est pas caractéristique. D’autre part, une mère qui pleure beaucoup et se sent comme une mauvaise mère tout en faisant tout ce qu’elle peut pour son bébé peut souffrir de dépression post-partum. Voir l’article : L’incroyable projet de Cyndie (mariée au premier regard) d’avoir un bébé toute seule !. « Il y a des signes d’hypervigilance et d’attention accrue au bébé pour des raisons psychologiques et hormonales, car les mamans sont biologiquement programmées pour maintenir leur bébé en vie et donc s’assurer qu’il va bien même quand il dort », explique le spécialiste.

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Pour trouver la paix pendant la journée, il est essentiel de considérer les besoins et les désirs fondamentaux de chaque parent. Certaines ressentiront le besoin de reprendre rapidement le travail, de trouver du temps pour elles, tandis que d’autres sont encore en période de fusion, en lune de miel avec leur bébé et n’apprécieront pas d’être « forcées » de sortir. « L’important est que chaque mère soit bien informée afin de prendre des décisions éclairées et de réduire la pression sociale qui gravite autour de la parentalité », explique notre interlocuteur. Quant à la question de savoir comment retrouver un sommeil paisible, le neuropsychologue est catégorique : l’enfant n’a pas une architecture du sommeil similaire à celle de l’adulte avant 6 ans, donc les réveils nocturnes sont parfaitement normaux.

La solution pour retrouver un sommeil réparateur réside donc dans l’acceptation et le lâcher-prise.

Selon notre expert, l’une des clés d’un meilleur sommeil pourrait être l’installation d’un lit d’appoint, car contrairement à ce que certains nous croient, dormir en autonomie n’est pas naturel et l’enfant n’est pas programmé pour cela, il a besoin de proximité et Sécurité. On peut aussi dormir quand il dort pendant la journée pour récupérer.

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Quelles autres formes d’aliénation peuvent causer la fatigue et les hormones ?

Si le terme d’aliénation ne semble pas approprié dans ce cas, la fatigue et les hormones peuvent être à l’origine d’autres problèmes. Par exemple, ils peuvent être responsables de phobies impulsives, qui correspondent à des pensées compulsives sur le fait que le bébé se fait mal ou que le bébé se fait mal. « 80 à 100% des parents ont ce type de pensée au moins une fois. La phobie des impulsions peut être très effrayante, car ce sont des images mentales que l’on a et que l’on ne peut pas contrôler. La dépression post-partum est une cause majeure de suicide chez les mères, même si elle existe aussi chez les pères. C’est lié aux hormones et au soutien familial », explique Marine Manard. Enfin, l’arrêt de l’allaitement peut provoquer le « blues du lait », un profond sentiment de mélancolie.

Quelles sont les causes des terreurs nocturnes ?

  • Causes des terreurs nocturnes
  • fièvre.
  • Stress physique aigu.
  • Asthme.
  • Reflux gastro-oesophagien.
  • Déficit de sommeil.
  • Médicaments divers (tranquillisants, stimulants, antihistaminiques…)

Syndrome des mouvements périodiques des jambes pendant le sommeil (MPJS)

Comment se manifestent les terreurs nocturnes ? Les cris, les pleurs, le regard effrayé, la transpiration, la respiration rapide et la tachycardie sont les principaux signes d’une terreur nocturne. Un épisode peut durer entre 2 et 30 minutes. Au final, l’enfant se rendort comme si de rien n’était et n’a aucun souvenir de ce qui s’est passé le lendemain.

Comment se débarrasser des terreurs nocturnes ?

Comment arrêter les terreurs nocturnes ? Parlez-lui et essayez de le calmer, mais évitez de le toucher s’il vous rejette. Si les terreurs nocturnes sont dues à la fatigue, agissez en conséquence et couchez votre enfant plus tôt dans une ambiance calme, ou faites-lui faire des siestes. La technique des réveils programmés en début de nuit peut être tentée.

Évitez l’alcool, le tabac et les autres stimulants avant d’aller au lit. Essayez également de vous coucher et de vous lever à heures fixes, en évitant les nuits trop courtes (il faut en moyenne dormir entre 7 et 9 heures par nuit) qui génèrent du stress.

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Comment savoir si c’est une terreur nocturne ? En fait, comme le somnambulisme, la particularité de la terreur nocturne est que l’enfant ne s’en souvient pas le lendemain. Si l’enfant se souvient de ses cauchemars, mais souvent partiellement, c’est que ces épisodes surviennent généralement en fin de nuit, pendant le sommeil paradoxal.

Comment arrêter d’avoir des terreurs nocturnes ? Un psychologue peut être très utile si vous pensez que votre anxiété est la source de vos terreurs nocturnes. Les traitements médicamenteux, à savoir les benzodiazépines comme le Rivotril, peuvent être efficaces.

Qui consulter en cas de terreur nocturne ?

Quand se terminent les terreurs nocturnes ? Les terreurs nocturnes sont un trouble du sommeil qui touche environ 6% des enfants âgés de 18 mois à 4 ans en général. Dans certains cas, elles peuvent durer jusqu’à l’adolescence, voire l’âge adulte (plus rarement).

Si vous souffrez de terreurs nocturnes à l’âge adulte, vous pouvez consulter un neurologue du sommeil. Il est capable de diagnostiquer une éventuelle maladie sous-jacente.

Quel âge ont les terreurs nocturnes ? Les terreurs nocturnes sont un trouble du sommeil qui touche environ 6% des enfants âgés de 18 mois à 4 ans en général. Dans certains cas, elles peuvent durer jusqu’à l’adolescence, voire l’âge adulte (plus rarement). Quelles sont les causes de ce trouble et comment le gérez-vous en tant que parent ?

Quels sont les symptômes d’une terreur nocturne ?

Comment arrêter les terreurs nocturnes ? Vous pouvez emmener votre enfant aux toilettes ou lui donner à boire avant de le laisser dormir seul. Vous pouvez faire cela tous les soirs pendant quelques semaines et voir si les manifestations s’arrêtent.

Les terreurs nocturnes se caractérisent par des symptômes physiques observables similaires à ceux de la peur, tels que des battements cardiaques rapides et de la transpiration. De ce point de vue, elles ressemblent plus à des crises de panique qu’à des cauchemars, cela ne doit pas être confondu.

Quelle est la différence entre cauchemar et terreur nocturne ?

Pourquoi mon bébé se réveille en hurlant la nuit ?

Quelle est la différence entre Nightmare et Night Terror ? Les terreurs nocturnes sont sans danger pour les enfants, même si elles peuvent être accablantes pour les parents. En première partie de nuit, les terreurs nocturnes et les cauchemars surviennent généralement en fin de nuit.

Généralement, les pleurs de bébé indiquent que le bébé a peur ou a peur. Il peut s’agir soit d’une terreur nocturne, soit d’un cauchemar. Les terreurs nocturnes ne touchent que les bébés de plus de 2 mois et surviennent dans la première partie de la nuit. Il crie et hurle : il semble effrayé.

Quel âge ont les terreurs nocturnes ? Les terreurs nocturnes touchent presque exclusivement les enfants plus âgés, généralement entre 4 et 12 ans. Quelques cas de terreurs nocturnes chez les bébés ont été recensés, à partir de 18 mois, mais c’est quelque chose d’extrêmement rare et les parents peuvent se calmer dès l’enfance.

Comment calmer les terreurs nocturnes de mon bébé ? Isolez-vous dans un endroit calme avec votre bébé, posez-le à plat ventre sur l’avant-bras d’un de ses parents, puis bercez-le et parlez-lui doucement. Portez-le comme une écharpe. Cette technique, rappelant la vie dans l’utérus et rappelant les battements du cœur de la mère, réconforte et arrête les pleurs de nombreux bébés.