« On a aimé avoir de l’espace donc on a continué » : quand les couples ont une chambre séparée

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Written By Jane Legaet

Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

Photo d’illustration.

Oser dormir en solo

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Au début, tout est rose sous la couette. Et puis… « il me vole ma couverture », « il parle en dormant », « il a froid, j’ai trop chaud » et bien sûr « il ronfle ! » ». Parfois elle, d’ailleurs. « La première fois que Sophie est venue dormir, ma colocataire a été stupéfaite : comment un si gros son pouvait-il sortir d’un si petit corps ? s’amuse Rémi, 61 ans, en couple – et heureux depuis trente-huit ans avec le « petit corps ». Sauf que… le ronflement augmente avec l’âge, tout comme le sommeil léger. Alors peut commencer ce que le sociologue Jean-Claude Kaufmann appelait dans un livre de 2015 la « guerre tendre ». « Je l’ai poussée, elle s’est plainte », raconte Rémi. Je l’ai repoussé, il s’est levé, est allé se coucher ailleurs. Il m’est toujours arrivé de me retrouver dans la chambre ou dans la baignoire d’un hôtel parce que je n’arrivais pas à dormir ! A tel point que les amoureux finissent par essayer la chambre séparée (« C’était possible car nous avons une chambre d’amis »). Nirvana!

Selon une étude Ifop pour le site Tousaulit.com, 10% des couples français auraient une chambre séparée. Un chiffre qui augmente avec l’âge (21% des plus de 65 ans), sans compter les 6% qui aimeraient, mais ne s’en donnent pas la peine. Une tendance récente. « Pour mes parents, il était impensable de dormir à part. Désormais, depuis plus de trente ans, ils vivent dans des appartements séparés, raconte l’ethnologue Pascal Dibie, professeur émérite à l’université de Paris-Cité et auteur d’Ethnologie de la chambre (Métailié , 2017). Moins le christianisme a de sens, plus on se sent libre de ne pas coucher avec son partenaire. La conjugalité a été inventée en 585 au Concile de Mâcon. L’Église est passée par le lit pour mettre de l’ordre dans la société païenne. Depuis, la la pratique a pris racine. Une fois mariés, nous couchons ensemble.

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Cela explique la culpabilité qui frappe de côté les professionnels du lit, même chez les plus jeunes, a priori plus détendus par l’oreiller. « Quand ma femme a eu le Covid, je dormais sur le canapé. On aimait avoir de l’espace donc on a continué, raconte Jessica, 30 ans, qui évolue dans un milieu féministe. Parfois, je m’inquiète. Je ne mets pas un mot à la rouages ​​de ma relation ? C’est difficile de se débarrasser de cette culpabilité, comme si c’était mal d’être seul dans ces moments-là. »

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La gêne de l’entourage 

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L’Église est passée par le lit pour mettre de l’ordre dans la société païenne

Mariée à un noctambule alors qu’elle s’endort rapidement, Charlotte, 59 ans, a mis quinze ans à oser dormir seule : « Pour une sorte de culpabilité féminine idiote, je me suis inscrite dans une promiscuité qui était pour moi un cauchemar ! M » il s’est réveillé quand il est allé se coucher et puis il s’est mis à ronfler. Je l’ai frappé, je l’ai réveillé, il n’était pas content. Ça a alimenté une énorme agressivité de ma part, même s’il n’y avait rien que je puisse faire. reste un point de tension entre nous. »

Et câlins, alors ? « Ça a forcément des implications, regrette franchement Rémi. Comme on a moins d’occasions d’être ensemble au lit, on a moins de vie sexuelle. » Un argument brandi par le mari de Charlotte pour la convaincre de retourner coucher avec lui : « Discuter d’une perte d’intimité, même la sexualité. Mais pas du tout puisque je viens le rejoindre tous les matins. J’ai surtout l’impression qu’il y a quelque chose de social dans ses reproches. C’est un peu dommage. « Tout le monde parle de la honte de son entourage. « La chambre séparée, pour nos amis, c’est le symbole des couples qui se séparent », raconte Charlotte. « C’est vécu comme une anomalie, surtout quand on va chez des amis qui ont une chambre. et vous leur demandez deux chambres », raconte Rémi.

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