« Naïs au pays des loups », « Njord »… Documents en stock dans le Vercors

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Written By Jane Legaet

Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

Festival international du film de montagne d’Autrans

Dossier saison à la montagne

Retour sur quelques documentaires diffusés lors de la dernière édition du Festival International du Film de Montagne d’Autrans.

Le 4 décembre au soir s’est achevé le 39e Festival international du film de montagne d’Autrans (Vercors). Cet événement place la culture montagnarde au centre de sa programmation. C’est un « milieu unique, témoin de l’évolution politique, ethnographique, artistique, économique et écologique du monde », souligné à juste titre par les organisateurs du festival. Un événement qui a développé une ligne éditoriale mêlant films et documentaires, livres, mais aussi débats, expositions, ateliers (et grande fête en soirée), réunissant chaque année acteurs de l’industrie et grand public. Depuis deux ans, Libération participe directement en tant que jury (1) à deux disciplines documentaires (vous pouvez retrouver les prix décernés sur le site du festival). Revue de quelques-uns des films présentés.

Naïs au pays des loups

de Rémy Masséglia

Naïs est une fille douée, la vraie star de ce documentaire. Elle sait distinguer les traces de loups dans la neige, décrire les hépatiques bleues, ces petites fleurs qui annoncent le printemps, se dit trop jeune pour aller à l’école, regarde les étoiles… Naïs est contente d’arriver à la cabane :  » Parfait! » elle est! Il raconte l’histoire des loups transformés en chats, dit qu’il n’a pas peur du noir. Sur le même sujet : Deux signaux suffisent pour endormir un bébé qui pleure. Il a à peine deux ans. Naïs au pays des loups, de Rémy Masseglia, présente de belles images de cerfs rugissants et de cerfs qui aboient ; des mouffettes, des renards et des loups qui mordent la nuit et sont toujours devant les gens qui sont toujours derrière.

L’histoire se déroule dans la vallée de la Roya (à l’est des Alpes-Maritimes). On y voit la pudeur du réalisateur face à son entourage, la relation touchante du père – le réalisateur – envers sa fille, de magnifiques images de nature, de promenades difficiles et de Naïs qui – enfin – va à l’école, et pense qu’elle prend tous les animaux de la montagne avec elle.

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Les Bénévoles du chasse-neige

de Bruno Peyronnet

Connaissez-vous Montmin ? Ce petit village savoyard à 1 200 mètres d’altitude, sur le Col de la Forclaz, ne dispose que de deux téléphériques. A la fois « grand » et « petit ». Mais à Montmin, les bénévoles sont d’abord et avant tout, ce que montre bien ce documentaire de Bruno Peyronnet, justement intitulé Snowblower Volunteers. Depuis trente ans, des gens d’ici « travaillent » comme moniteurs de ski, menuisiers, électriciens. Sur le même sujet : VIDÉO. 5 conseils pour avoir de bons cycles de sommeil… On attend la neige, on attend les skieurs, on appelle le soir pour qu’il y ait quelqu’un sur le téléphérique demain matin. . Ce n’est pas facile de faire du bénévolat.

Une poignée d’entre eux se donnent corps et âme, pour faire de leur mieux. Un agriculteur vient avec son tracteur épandre de la neige là où il n’y en a pas assez. La saison a commencé et ils ont travaillé pendant douze jours, mais soudain il s’est mis à pleuvoir… et tout s’est arrêté. Pas de canons à neige ici. « Les seules armes que nous connaissons sont celles que nous buvons », s’amuse l’un des habitants. On se demande si on pourra encore skier à cette hauteur demain, et ça remet tout en question.

A Montmin, on débroussaille et on tond la pelouse l’été pour éviter les fourmilières. Toujours entre bénévoles. Quand vient l’hiver, le vendredi soir on descend le chemin avec un flambeau puis on boit du vin chaud. Un regard intéressant sur les temps passés. Pourtant, elle doit servir d’exemple aux gens des villes avec ses valeurs simples : la compréhension, l’entraide et surtout, faire les choses gratuitement… Comme le dit justement Marcel : « Nous n’attendrons pas chez nous les bras croisés . Ça fait du bien de sortir et de servir quelque chose. »

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Njord

de Caroline Cote et Vincent Colliard

1663 kilomètres en 63 jours. Après avoir traversé le Spitzberg, l’île principale de l’archipel du Svalbard, en plein hiver, environ 1000 kilomètres parcourus du nord au sud en toute autonomie, Caroline Côté et Vincent Colliard ont réalisé une première fois inédite. Avec le film Njord, on sent et on voit constamment autour d’eux le poids de leur voyage, le vent glacial, le brouillard et la menace des ours polaires. Sur le même sujet : Les hésitations de Joe Biden : actes perdus ou premiers signes de la maladie d’Alzheimer ?. Ils ont méticuleusement préparé la nourriture, prévoyant même de laisser un point de ravitaillement sur une partie de leur voyage. On les voit se débattre, haleter, découragés, passer par des coutures qui fondent presque, monter une tente, s’endormir, s’échauffer, mettre des pansements sur leurs orteils.

Caroline est têtue. Vincent, têtu. Ils sont en couple dans la ville, mais pendant l’expédition ils ont voulu « oublier leurs sentiments amoureux », et de toute façon ils ne pensent qu’à avancer, à skis. Manger dormir. Il n’y a pas de place pour la rêverie. Il faut être prudent, suivre les conseils de la météo, et ne pas se décourager. De temps en temps, il y aura des tablettes de chocolat et de vrais ours polaires. Des larmes, enfin, de Caroline, lorsqu’elles arrivent à bon port, non sans s’être ajoutées de la route, car elles n’ont pas pu passer où prévu. Ce film est un bon exemple de détermination. Et cela soulève aussi cette éternelle question : mais pourquoi l’ont-ils fait ?

(1) François Carrel pour la compétition documentaire, Fabrice Drouzy (2021) et Didier Arnaud cette année pour le jury Médiadocs.

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