Les familles albanaises évacuées du camp d’Empalot ont trouvé refuge dans un bâtiment abandonné à Colomiers

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Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

Dormir dehors par des températures glaciales est « mortel » pour Sophia (prénom changé). Elle est venue soutenir les familles albanaises qui occupent depuis deux jours une ancienne maison de retraite à Colomiers. En tout, une centaine de personnes, qui « ont cherché à se mettre à l’abri par leurs propres moyens ».

Ces familles ont occupé le camp des bords de Garonne à Toulouse, quartier Empalot, sous le pont du Stade, jusqu’au 29 novembre, jour où la préfecture les a expulsées. Le tribunal administratif avait ordonné l’évacuation

du bidonville début novembre. Seules quelques familles ont été temporairement relogées, en attente de permis de séjour.

Les autres, sans solution, occupent le bâtiment. Parmi eux, une quarantaine d’enfants et même des nourrissons. Roméo, par exemple, est arrivé parmi les premiers avec sa femme et son bébé. Il dit appeler le 115, le Samu au moins « trois fois par jour, on nous dit qu’il n’y a pas de place ».

Kamela, 15 ans, est arrivée en France à Toulouse il y a un mois. « Je suis ici avec mes parents, explique-t-elle. C’est dur de vivre dans la rue, c’est l’hiver, il fait froid. Même quand je vais à l’école, des choses me manquent : la lumière, la douche. Pour moi c’était trop difficile à faire. mes devoirs sans lumière, je les ai faits avec le flash de mon téléphone. »

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