Le développement comportemental des bébés est lié à la façon dont vous les aidez à dormir

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Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

Un groupe de chercheurs a examiné les méthodes parentales pour aider les tout-petits à dormir dans 14 cultures différentes et a découvert que ces méthodes sont directement liées au développement du tempérament de l’enfant. Les chercheurs ont suggéré de se concentrer sur les rituels dits « passifs » du coucher, certains pays les pratiquant plus que d’autres.

Le sommeil est un besoin fondamental des enfants. Il assure un bon développement physique, mental et cognitif. Un sommeil de bonne qualité est donc essentiel au développement de l’enfant et l’aide dans ses apprentissages. À l’inverse, ne pas dormir suffisamment peut nuire à votre santé, affecter votre mémoire, votre raisonnement logique, votre comportement et votre capacité à gérer vos émotions. Selon une enquête publiée en mars 2009 réalisée par l’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance) avec le cabinet d’études BVA Healthcare, 43% des parents sous-estiment le besoin de sommeil de leur enfant. Pour les endormir dans de bonnes conditions, des rituels calmes et rassurants sont importants (chanson, conte) pour renforcer les signaux de sommeil, ainsi qu’un coucher régulier. A cet égard, l’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance) recommande d’utiliser le même rituel du coucher les vacances, le week-end et en semaine. Il appartient à chaque parent d’aménager ce moment privilégié selon ses habitudes, mais une étude menée par une équipe de chercheurs leur donne une recommandation essentielle.

Une équipe de chercheurs dirigée par la Washington State University a examiné les méthodes parentales pour aider les tout-petits à dormir dans 14 cultures et a découvert que ces méthodes sont liées au développement du tempérament de l’enfant. « Les techniques de sommeil des parents sont corrélées à la qualité du sommeil des enfants, et l’importance du contexte culturel dans le développement de l’enfant est reconnue depuis longtemps. », explique l’auteur de l’étude Christie Pham. «Nous voulions examiner si les différences interculturelles dans les stratégies parentales d’aide au sommeil expliquaient les différences de tempérament des tout-petits. Dans leur étude publiée dans Frontiers in Psychology, l’équipe scientifique a émis l’hypothèse que les façons passives d’aider un enfant à s’endormir (câlins, chants et lecture), mais pas les méthodes actives (marche, promenades en voiture et jeux), seraient positivement liées à la le tempérament de l’enfant, défini comme la manière dont il régule son comportement et gère ses émotions. Cependant, certains tempéraments peuvent avoir des effets sur leur bien-être mental et physique et présenter un risque de troubles futurs.

Quels pays sont plus adeptes de la méthode passive ?

Les chercheurs définissent le tempérament par trois facteurs principaux. Premièrement, l’enthousiasme reflète un affect positif tel que le sourire et le rire, l’approche, l’activité et l’enthousiasme. Vient ensuite l’émotivité négative qui comprend une susceptibilité générale au stress dans des situations qui déclenchent la peur, la colère, la tristesse et l’inconfort. Enfin, le troisième facteur est le « contrôle effectif », qui se rapporte à l’autorégulation consciente et au plaisir d’activités calmes. Lire aussi : « J’étais stressée, je ne me sentais pas bien » : Maddy Burciaga se confie sur les problèmes de santé de son nouveau-né. Chacun de ces trois facteurs contribue indépendamment à prédire les scores comportementaux, de réussite et interpersonnels, à savoir les problèmes de comportement, les habiletés sociales et la réussite scolaire. Pour cette étude, les chercheurs ont demandé à 841 soignants de 14 cultures dont la Belgique, le Brésil, le Chili, la Chine, la Finlande, le Mexique, la Russie, la Corée du Sud, la Turquie et les États-Unis de remplir un questionnaire sur le comportement de la petite enfance et un questionnaire sur les activités quotidiennes. Il leur a été demandé de rendre compte du tempérament de leurs tout-petits (entre 17 et 40 mois) et de leurs techniques parentales favorisant le sommeil.

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Comme expliqué dans l’étude, l’équipe scientifique a ensuite «évalué le rôle de la variance interculturelle et intraculturelle (au sein d’une même culture) dans les pratiques d’aide au sommeil en relation avec le tempérament. Il s’avère que les différences dans les méthodes d’aide au sommeil entre les cultures et au sein des cultures étaient associées à des caractéristiques de tempérament différentes. La différence était plus grande entre les cultures, ce qui signifie que les méthodes de sommeil contribuent indépendamment aux différences de tempérament des enfants d’une culture à l’autre. «Les techniques d’aide au sommeil d’un parent sont associées aux traits de tempérament de leur enfant dans toutes les cultures, ce qui a un impact potentiel sur son développement», note Christie Pham. Dans l’ensemble, les pays qui s’appuient davantage sur des stratégies passives ont des tout-petits avec des scores d’enthousiasme plus élevés. A l’inverse, un tempérament irritable ou difficile, c’est-à-dire une émotivité négative, est souvent clairement associé à des méthodes actives d’endormissement.

En outre, l’étude indique également que les États-Unis, la Finlande et les Pays-Bas sont en tête de liste en termes de degré de préférence pour les méthodes passives d’endormissement des enfants. La Corée du Sud, la Turquie et la Chine, en revanche, se situent au bas de l’échelle. En ce qui concerne les méthodes actives d’endormissement, la Roumanie, l’Espagne et le Chili sont en tête de liste tandis que la Turquie, l’Italie et la Belgique sont en revanche en bas du classement. « Nos résultats démontrent l’importance de la promotion du sommeil et suggèrent que les pratiques parentales en matière de sommeil pourraient être des cibles potentielles pour des interventions visant à atténuer les risques posés par les profils de tempérament difficiles à travers les cultures. conclut l’équipe scientifique. A noter que l’INSV recommande une durée de sommeil allant de 15 à 17 heures pour un bébé à la naissance, puis de 11 à 14 heures entre l’âge de 1 à 2 ans, de 10 à 12 heures entre 3 et 5 ans. , et environ 10 heures à partir de l’âge de 6 ans jusqu’aux 10 ans. A l’adolescence, le sommeil se stabilise autour de 8 ou 9 heures par nuit en moyenne.

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Quelles sont les recommandations pour favoriser un sommeil de qualité ?

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  • HORAIRES DE SOMMEIL RÉGULIERS. …
  • EXPOSITION RÉGULIÈRE À LA LUMIÈRE. …
  • ÉVITEZ DE FAIRE LA SIESTE. …
  • ÉVITER LES DROGUES ET L’ALCOOL POUR DORMIR. …
  • NE RESTEZ PAS DANS VOTRE LIT. …
  • NE PAS REGARDER L’HEURE LA NUIT. …
  • PAS TROP STIMULANT PENDANT LA JOURNÉE.

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Quelle heure se réveiller ?

La plupart des Français commencent à travailler entre 8h et 10h. Pour bénéficier d’un temps de sommeil optimal (entre 7 et 9 heures), vous devez vous coucher entre 22h et 22h. Voir l’article : Les heures de début d’école et les heures d’écran tardives augmentent la privation de sommeil chez les jeunes américains. et 23h30 Quel est le bon moment pour se lever ? Comme pour l’heure du coucher, l’heure idéale pour se lever n’existe pas.

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Comment Appelle-t-on une personne qui dort peu la nuit ?

Les dormeurs légers sont ceux qui ont besoin de moins de 6 heures de sommeil par nuit pour être en forme tout au long de la journée et se sentir reposés.

Comment appelle-t-on quelqu’un qui ne dort pas beaucoup la nuit ? C’est précisément ce dont se plaignent les personnes souffrant d’insomnie paradoxale. Chaque nuit, ces dormeurs disent ne dormir que quelques heures, voire pas du tout.

Qu’appelles-tu le manque de sommeil ? L’insomnie chronique, elle, survient à plusieurs reprises et, selon l’Inserm, toucherait 15 à 20 % de la population. Fréquent chez les travailleurs de nuit ou postés, ce dérèglement de l’horloge biologique a également une influence sur le sommeil.

Qu’est-ce que le sommeil de qualité ?

â S’endormir en au moins 30 minutes ; â Réveillez-vous au plus une fois par nuit et; â Ne pas être éveillé plus de 20 minutes après s’être endormi pour la première fois. Cette définition d’un sommeil de qualité est le résultat d’un consensus d’experts de la NSF.

Quel est le sommeil le plus réparateur ? Pour mieux dormir, mieux vaut plonger sa chambre dans le noir complet. Cachez bien la lumière avec des volets et des rideaux : lumière tamisée, puis obscurité totale, stimulent la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil. Le silence est également essentiel pour assurer un sommeil réparateur.

Qu’est-ce qu’un bon sommeil ? Le sommeil sera de bonne qualité si les cycles se succèdent harmonieusement. À l’inverse, lorsque les cycles sont bouleversés, ils entraînent des troubles du sommeil.

Quel est une bonne nuit de sommeil ?

Enfant d’âge scolaire (6 à 13 ans) : 9 à 11 heures de sommeil. Adolescent (14 à 17 ans) : 8 à 10 heures de sommeil. Adulte : 7 à 9 heures de sommeil.

Combien de temps dure une bonne nuit ? La durée d’une bonne nuit de sommeil est comprise entre 7h30 et 8h par nuit. Mais c’est une moyenne, en effet chacun de nous est un dormeur différent. Certaines personnes ont un métabolisme qui ne demande que 5 heures de sommeil, rarement moins.

Quel est le sommeil le plus réparateur ?

Le sommeil avant minuit est plus réparateur Durant la nuit, deux types de sommeil se succèdent : le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Le sommeil lent est composé de trois phases dont la troisième est appelée sommeil lent-profond. Pendant ce sommeil lent-profond, le cerveau ralentit son activité.

Quelles sont les heures de sommeil les plus réparatrices ? Pour les personnes qui se couchent vers 23h, dormir avant ou juste après minuit est plus réparateur. Mais si le sommeil commence plus tard, à 1h ou 2h du matin, l’information reste la même : c’est le début de la nuit qui va nous permettre de récupérer au mieux et de supporter la privation de sommeil.

Quel est le meilleur sommeil pour récupérer ? Il est de coutume de dire que les heures avant minuit sont les plus réparatrices, même si cela n’a jamais été prouvé scientifiquement. Disons qu’un coucher tardif est souvent un facteur de réduction du temps de sommeil. La majorité des Français commencent leur travail entre 8h et 10h.

Quelle sont les bonnes heures de sommeil ?

La norme pour un adulte est de 7 à 9 heures, mais en réalité elle varie entre 3 et 12 heures. De plus, plus on vieillit, moins on a besoin de dormir. Un bébé, de la naissance à 2 ans, aura besoin en moyenne de 11 à 17 heures de sommeil contre 9 à 13 heures pour un enfant.

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Quelles sont les heures de sommeil réparateur ? Ensuite, les experts du sommeil s’accordent à dire que dormir 7 à 9 heures par nuit suffirait à un adulte pour avoir un sommeil réparateur. Enfin, ce sont les plus de 65 ans qui dorment le moins avec une durée moyenne de 7 à 8 heures par nuit.

Quel mécanisme du corps provoque le sommeil ?

Le sommeil est provoqué par le corps grâce à un mécanisme appelé mélatonine. La mélatonine est une hormone produite par la glande pinéale, située à la base du cerveau. Cette hormone est responsable de la régulation du cycle veille-sommeil. Elle est sécrétée la nuit, ce qui nous donne envie de dormir.

Quel organe produit le sommeil ? La mélatonine est une hormone produite dans une petite structure de notre cerveau appelée « glande pinéale ». Sa fonction principale est de fournir des signaux temporaires à notre corps, c’est pourquoi il est essentiel à la régulation circadienne de notre sommeil.

Qu’est-ce qui nous fait dormir ? Vers la fin de la journée, notre horloge abaisse la température de notre corps et, lorsque la lumière diminue, provoque la sécrétion de mélatonine, également appelée « hormone du sommeil ». Grâce à ces signaux nous savons qu’il est alors l’heure d’aller se coucher.

Qui déclenche l’hormone du sommeil ?

La mélatonine est l’hormone qui déclenche l’endormissement. La mélatonine est produite naturellement par une glande du cerveau : l’épiphyse ou glande pinéale. Il réagit à la lumière et n’est libéré que la nuit, ou plus précisément dans l’obscurité.

Comment stimuler l’hormone du sommeil ? Pour stimuler la mélatonine, il faut éviter la consommation de caféine avant de dormir. Le café, les boissons énergisantes et le thé noir augmentent les niveaux de cortisol en stimulant le cortex surrénalien. Or, le cortisol, l’hormone du stress, est connu pour ses effets néfastes sur le sommeil.

Qu’est-ce qui stimule la mélatonine ?

Il est possible d’augmenter naturellement le niveau de sécrétion de mélatonine dans l’organisme en consommant des aliments riches en tryptophane, magnésium ou calcium, ou contenant de la sérotonine.

Comment stimuler la sécrétion de mélatonine ? Comment augmenter naturellement son taux de mélatonine ? En consommant des aliments riches en sérotonine ou en tryptophane : noisettes, noix, bananes, etc. En stimulant, avec la lumière, les cellules de la rétine pendant la journée pour que la mélatonine soit sécrétée pendant la nuit.

Pourquoi est-ce que je manque de mélatonine ? Le manque peut aussi être causé par des changements spécifiques, par exemple par des dérèglements hormonaux (notamment au moment de la ménopause), par un déficit en sérotonine (à partir de laquelle la mélatonine est synthétisée), par le stress, par une modification du lever et du coucher du soleil fois ou par un …

Qu’est-ce qui déclenche le sommeil ?

L’endormissement : un phénomène complexe. Le sommeil ne se produit pas uniquement à cause d’un état de fatigue. Le mode de vie, la consommation (alcool, substances stimulantes…), l’environnement immédiat (lumière, bruit…) peuvent influencer la capacité d’un individu à s’endormir.

Qu’est-ce qui cause la somnolence? Ainsi, l’un des composants de l’éveil, la sérotonine, stimule, via certaines de ses terminaisons, l’aire préoptique qui, en retour, probablement via les neurones GABAergiques, inhibe tout le réseau de l’éveil : il s’agit d’un système d’ami-réveil qui facilite l’endormissement.

Comment arrive le sommeil ?

Si notre corps est en phase avec l’alternance de la lumière du jour et de l’obscurité, alors notre glande pinéale (à la base du cerveau) sécrète de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Nos récepteurs sensoriels s’éteignent, les neurones se verrouillent sur le même rythme et, bientôt, nous nous endormons.

Comment le sommeil est-il déclenché ? Communément appelée hormone du sommeil, la mélatonine est produite dans l’obscurité, en début de nuit, par la glande pinéale (ou épiphyse), située derrière l’hypothalamus. A l’inverse, lorsque les cellules rétiniennes perçoivent la lumière, sa synthèse est inhibée.

Comment le cerveau s’endort ?

La dopamine bloque les neurones responsables du sommeil En activant ces neurones en question, ils ont provoqué un endormissement rapide des souris, ainsi que l’apparition, sur leur électroencéphalogramme, d’ondes lentes caractéristiques du sommeil profond.

Quand le cerveau s’endort-il ? Lorsque vous vous endormez, le cerveau a une activité électrique très lente, atteignant 1 hertz lors du sommeil lent profond », explique le Dr Rey. â Les muscles se détendent de plus en plus et la respiration est de plus en plus calme.

Comment faire reposer le cerveau? Le yoga et la méditation sont des exemples connus de pratiques relaxantes. Les exercices de visualisation positive ou de relaxation musculaire progressive sont tout aussi efficaces.

Quelles sont les 4 phases du sommeil ?

Le sommeil est composé de phases successives : l’endormissement, le sommeil lent léger, le sommeil lent profond et le sommeil paradoxal.

Comment le cerveau s’endort ?

La dopamine bloque les neurones responsables du sommeil En activant ces neurones en question, ils ont provoqué un endormissement rapide des souris, ainsi que l’apparition, sur leur électroencéphalogramme, d’ondes lentes caractéristiques du sommeil profond.

Quand le cerveau s’endort-il ? Lorsque vous vous endormez, le cerveau a une activité électrique très lente, atteignant 1 hertz lors du sommeil lent profond », explique le Dr Rey. â Les muscles se détendent de plus en plus et la respiration est de plus en plus calme.

Comment faire reposer le cerveau? Le yoga et la méditation sont des exemples connus de pratiques relaxantes. Les exercices de visualisation positive ou de relaxation musculaire progressive sont tout aussi efficaces.