jm | Bébé mort à Rimaucourt : implacables conclusions médicales aux assises

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Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

Jimmy K. a nié toute violence contre son fils. Au milieu du troisième jour d’audience devant la cour d’assises de la Haute-Marne, le verdict de quatre médecins l’a emporté contre les prévenus. Kévin était choqué. Et pas seulement.

Le troisième jour. Place aux compétences importantes. Divers experts sont appelés à intervenir depuis Reims, Strasbourg et Douai. Le système de vidéoconférence dans la salle d’audience principale est problématique. La cour a été déplacée dans une pièce adjacente. Les magistrats et juges n’étaient qu’à quelques mètres de Jimmy K. et sortis, sous bonne escorte, de son coffre-fort. Le suspect affronte son ancien partenaire. Madame a encore pleuré. Monsieur c’est intéressant.

Un rapide rappel des faits est nécessaire pour bien comprendre la vérité mise au jour par quatre médecins, mercredi 23 novembre. Jimmy K. a déclaré que son enfant de 4 mois ne présentait aucun problème lorsqu’il l’a conduit le 3 avril dernier. 2020, de la chambre principale, où dormait le garçon, à la chambre où dormait Kevin*, sur le lit. prévu à cet effet. Informé par la « toux grasse » du garçon, l’accusé retrouvera, après 15 heures, son fils « tout blanc », « comme une poupée », « rétréci ». Jimmy K. prendra le temps de changer la couche du bébé avant de partir, bébé à la main, pour prévenir les secours.

L’alerte est donnée à 15h42. Jimmy K. est seul avec son fils. La mère du garçon a quitté la maison « à 13h15 », quelque chose trouvé dans les yeux du président Therme, quelque chose que les gardes ont interrogé. Des appels téléphoniques et des témoins semblent confirmer que la mère de Kevin n’était pas au domicile familial à partir de 13h59. Soigné par les pompiers et le Samu, Kevin a été reconduit au Centre Hospitalier de Chaumont avant d’être héliporté au Centre Hospitalier Universitaire de Reims.

« Un pronostic catastrophique »

Réanimé une première fois, à Rimaucourt, après « 50 minutes de réanimation », Kévin a subi un deuxième infarctus à son arrivée au CHU de Reims. « L’enfant est dans un état de mort. » Deuxième massage cardiaque. Ceci pourrez vous intéresser : Sept conseils pour dormir sans remèdes à base de plantes ni médicaments. Soudain, ce petit cœur s’est remis à battre. Espérer en vain. Kevin mourra le 7 avril 2020, au CHU de Reims, dans les bras de sa mère. « Il n’y a aucune possibilité de sauver ce bébé, le pronostic neurologique est catastrophique. »

Un pédiatre de Reims dans le rapport initial exprimant des doutes sur l’origine de la maladie affectant le bébé donnera les premières informations sur l’état de Kevin à son arrivée à Reims. La tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ont montré un « saignement intracrânien » et des « veines de pont » brisées. Les symptômes, etc., font référence au syndrome de choc. Mécanique? « Les muscles du cou d’un enfant de moins de 6 mois ne sont pas très gros, la tête est aussi très lourde par rapport au poids de l’enfant. En secouant l’enfant, pour le fermer, la plupart du temps, la tête tremble, il se produit une sorte de fouet qui provoque des blessures graves ». Apparemment, Kevin « tremble » comme le montre le sang rétinien droit.

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« Fracture du crâne »

Le bébé a été secoué. « Très violent. » Mais pas seulement. Un « crâne fracturé » a été découvert. Aussi un hématome sur le front. Et différentes plaies sur le côté gauche, dont une au niveau de l’oreille. L’origine de la fracture ? « Le crâne a été frappé sur un morceau de bois dur. A voir aussi : Recherche : 5 conseils pour rester éveillé en classe. » « Le choc d’une grande violence. » « Ne tombe pas sur la table à langer. » Sur une question importante. Quel est le délai entre le « choc » et la prédiction sur la « phase dure » et l’apparition des premiers symptômes ? « Le temps presse, les symptômes apparaissent en une heure. » Trois autres expertises font état d’une apparition « immédiate » des premiers symptômes (lire par ailleurs).

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Le président Therme a de nouveau interrogé le suspect. « Monsieur, voudriez-vous nous dire quelque chose tout à coup? » La réponse est laconique. « Non ! a répété l’accusé. « Quand je l’ai sorti de la chambre et que je l’ai emmené dans son lit, il bougeait, il ne dormait pas. » La mère du garçon était déjà partie, il y a au moins une heure. Passé, Jimmy K. était seul avec le garçon.  » Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous vous êtes couché et la toux qui a attiré votre attention ?  » Mauvaise réponse au gardien.  » Une heure ou deux. « 

Jimmy K. risque la prison à vie. Le verdict est attendu aujourd’hui, vendredi 25 septembre.

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Publié le 24/03/2022 à 17:01 , mise à jour le 24.03.2022 à…

« Des effets immédiats »

Deux médecins légistes exerçant au Centre médico-légal (IML) de Strasbourg ont procédé à une autopsie de Kevin avant de présenter leurs conclusions par visioconférence. « Vous avez été coupée Madame la Présidente », dirait l’un de ces experts. Voir l’article : Quand faut-il arrêter de mettre une grenouillère pour bébé et passer à un pyjama deux pièces ?. Un simple problème de conception. On ne se coupe plus la tête.

Il s’agissait d’un enfant victime d’intimidation. Oui, la violence a eu lieu, le doute n’est pas permis. « La fracture dans la région pariétale n’est pas directement liée au choc là-bas, l’hématome au front a provoqué cette fracture. » « La compression nerveuse héréditaire est une cause d’hémorragie sous-durale. » « La colonne vertébrale a été touchée au niveau du cou. » Les raisons? « Un ou plusieurs épisodes de choc et de retard mental. »

Les questions fusent. Et les réponses. « Les artères du pont sont de belles structures. Pour être fauché, il faut être très rapide. » « Toutes les blessures ont entraîné la mort cérébrale. » « Non, le garçon ne s’est certainement pas étouffé avec du flegme. »

Place à ce délai notable entre la tension et l’apparition des premiers symptômes. « L’effet est immédiat ! » Dans une heure? « Non, tout de suite. Vu la gravité des blessures, l’effet clinique a été immédiat ». L’enfant peut-il, lorsqu’on change de lit, « pleurer » comme le prétendait son père si la violence était placée sur le dos ? « Si cet enfant est dans cet état, parce que avant qu’il ne soit ébranlé. (…) Seul un mensonge doit causer des signes de douleur ».

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Une synthèse accablante

Nous voyageons, par visioconférence, dans la peur, après Reims et Strasbourg, jusqu’à Arras. Désigné par le juge d’instruction, un expert enquêteur de l’unité médico-judiciaire d’Arras (UMJ) a rendu compte de la fin de la synthèse établie sur l’analyse de tous les rapports d’expertise. « A la naissance, le bébé est en bonne santé. » A 4 mois au moment de son décès, l’enfant pesait « 5,5 kg », un « manque d’hygiène » a été noté. Des lésions cérébrales majeures ont été détectées. « On ne distingue plus la matière blanche de la matière grise. » C’est cru. C’est la vérité. « Maux de tête », « développement d’œdèmes », « arrachement du pont veineux, quatre à gauche, trois à droite », « hémorragie rétinienne » a confirmé ce spécialiste, « Le bébé a été secoué et jeté sur une surface dure.  » .

« Secouements et projection »

Le bébé pourrait-il être victime d’une chute ? « Une chute d’un à trois mètres, une chute d’une table à langer par exemple, ne provoque pas ces symptômes. » Le savant est venu et a jeté cette phrase. « Le garçon a été secoué comme un prunier. Pour mesurer la tension, c’est comme un adulte qui secoue un monstre de 500 livres. Il s’agit du « facteur de tension ». Une fracture de « sept centimètres » a été découverte. « Ce type de fracture convient aux traumatismes graves, la boîte crânienne du bébé est élastique, donc elle est très résistante ». Le savant le répéta encore. « Les fermetures sont associées au fait de secouer et de lancer fort contre une surface dure. »

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 « Coupure de courant »

Un autre point. « Une blessure sur le côté gauche convient pour gifler et lancer. » Cet expert médical n’a trouvé aucune « couleur d’âges différents ». Espace, aussi, entre le temps entre la violence et l’apparition des premiers symptômes. « En cas d’urgence, comme une panne de courant. » Et puis… « Il ne peut pas tweeter à 1h15, bien sûr. (…) Si l’enfant est secoué avant 1h15 de l’après-midi (quand la mère du bébé quittera la maison conjugale, NDLR), il ne pourra pas le réveiller au bout de trois heures ». Face à des choses étranges, Jimmy K. n’a montré aucune réaction.

Précieuses archives

Contacter les archives du Journal de la Haute-Marne a permis de comprendre le personnage de Jimmy K. et de témoigner du silence des autorités concernant les faits instruits par la cour d’assises cette semaine.

Le premier signe de Jimmy K. dans notre numéro du 29 mai 2016. Le 22 mars 2016, la personne qui travaillait, rue Ashton, à Chaumont, a eu le plaisir de revitaliser le moteur de la Peugeot 306. Deux jours après avoir lancé l’essai en la gouttière. – Après que la police a remis la police cette fois, qui a eu un accident de voiture, Jimmy K. a insulté le policier avant d’insulter la voiture des agents qui étaient rassemblés pour la contrôler. « Celui qui sème le vent récolte la tempête. (…) Quand ils m’ont cherché, ils m’ont trouvé », a lancé l’accusé au cours du débat.Avec quatre mentions à son casier judiciaire pendant la période de l’instrument, Jimmy K. était-il a été condamné à six mois de prison. Il a été annoncé que la peine de deux mois a été révoquée à la personne qui a été condamnée à la prison.

« Un passé de grande violence »

Place à notre numéro du 27 février 2017. Le compte rendu de l’audience, encore une fois, concernant les activités qui se sont déroulées le 17 janvier 2017, à Saint-Dozier. Il y avait un conflit entre Jimmy K. et sa petite amie à l’époque. Monsieur reproche à Madame de ne pas avoir sorti le chien à temps. Madame a été battue devant un garçon de 2 ans. L’ami de Jimmy K. a rapporté avoir été soumis à des violences constantes alors qu’il dénonçait le viol forcé. « Madame n’a rien dit avant à cause de la peur. Elle a été battue devant son enfant, elle se sentait en danger, elle avait peur de son enfant, cette peur est pressante », a déclaré Me Lalloz au nom de la victime.

Prenant la défense de l’accusé, Me Boech rapporte un incident violent. « Monsieur a subi par le passé de grandes violences. (…) Cet homme ne veut rien avoir à faire avec sa famille au point de changer de nom ». Jimmy K. a été condamné à 18 mois de prison dont six Quelques jours après la publication de ce rapport judiciaire, la mère de Jimmy K. a confirmé à la rédaction que « son fils n’a jamais été maltraité » (allégations de sécurité) rapporté par les travailleurs sociaux. (…) Les médecins lui ont prescrit un médicament qu’il a refusé de prendre, un choix qui explique son caractère ».

Silence radio

D’autres archives font directement référence au dossier qui a été vérifié cette semaine. Après l’arrestation qui a commencé le 17 mars 2020, des représentants de divers organismes ont été interrogés au sujet de certains articles liés à l’incident et à la prévalence de la violence domestique. Dans une situation particulière, hormis quelques délits, les personnes interrogées n’ont jamais mentionné les jugements présentés cette semaine devant le tribunal.

En général, la situation a été surmontée comme l’ont indiqué diverses voix. Après les informations fournies, hors dispositif officiel, à la rédaction, le Journal de la Haute-Marne a pu, après vérification du parquet de Dijon, faire état du décès de Kévin dans son édition du 29 avril 2020. Le bébé décédé il y a trois semaines.