« Harcèlement à Sans-Famille » : Patrichi Tanasa paierait-il sa franchise ?

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Written By Jane Legaet

Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

posté par / 2 septembre 2022

S’il sortait de l’isolement quelques jours après sa condamnation par le tribunal correctionnel spécialisé, l’ancien directeur de Gabon Oil Company (Goc) serait de nouveau détenu dans une cellule de 2x2m, rarement nourri et sans possibilité de visite de ses parents. Son avocat, Me Anges Kevin Nzigou, dénonce un « harcèlement » qui selon lui est dû aux déclarations de son client lors de son procès en juillet dernier.

Christian Patrichi Tanasa Mbadinga, lors de son procès, en juillet 2022. © Gabonreview

Quelqu’un? L’avocat de Christian Patrichi Tanasa Mbadinga a du mal à croire après les déclarations de leur client lors de son procès devant le tribunal correctionnel spécialisé en juillet dernier et même après, dans une lettre adressée à la Nation gabonaise. L’ancien ADG du GOC serait à nouveau enfermé pendant plus d’un mois dans « une pièce de 2 mètres sur 2 [où] il passe toutes ses journées allongé sur un matelas sans avoir le droit de bouger ni de parler à qui que ce soit, encore moins de recevoir les visite de quiconque, y compris sa famille, sauf ses avocats », informe Me Anges Kevin Nzigou dans un communiqué parvenu à Gabonreview.

« Il est impossible d’imaginer que ces traitements soient le fruit du hasard. Il est difficile de ne pas faire le lien entre [ceux-ci] et les déclarations faites par mon client lors de son procès », écrit l’avocat, qui précise également que le garde des sceaux a été interpellé plus d’une fois au sujet du « brimades ». auquel Patrichi Tanasa serait soumis, privé de son repas quotidien pendant plusieurs semaines.

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« Nous voulons tenir le gouvernement responsable des graves conséquences qu’auraient ce traitement, d’autant plus que notre pays, membre du Conseil des droits de l’homme, a déjà été interpellé sur la torture de mon client », prévient Me Nzigou.

Christian Patrichi Tanasa Mbadinga a été condamné à 12 ans de prison le 20 juillet 2022 pour, entre autres, détournement de fonds publics. Lors de son procès, et même après, il avait impliqué plusieurs personnalités, dont Sylvia Bongo Ondimba, Nourredin Bongo Valentin.