Faire une petite sieste pour être plus créatif ?

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Written By Jane Legaet

Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

Nos journées de travail souvent chargées laissent peu de temps pour se reposer. Pourtant, l’étude Inserma suggère qu’une courte sieste stimulerait notre créativité. Zoom sur ces résultats surprenants, publiés dans la revue Science Advances.

L’endormissement : à la limite du sommeil

L’endormissement : à la limite du sommeil

Le moment de s’endormir cache quelque chose de mystérieux. L’état de conscience de l’individu oscille entre l’éveil et le sommeil et sa perception de l’environnement diminue progressivement.

Cette phase transitoire à la frontière du sommeil a autant fasciné les scientifiques que les artistes qui y ont trouvé une immense source d’inspiration. Convaincus que s’endormir favorise la créativité, des célébrités comme l’inventeur Thomas Edison ont même développé une technique pour capturer ces instants de génie. Sur le même sujet : 5 causes surprenantes de perte de mémoire. Le principe était de faire une sieste en tenant l’objet dans la main. Alors que leurs muscles se détendaient, l’objet tomba bruyamment au sol, les réveillant à temps pour écrire les pensées qui les traversaient dans leur état de sommeil.

Alors, cette méthode peut-elle trouver une justification scientifique ? C’est ce qu’ont voulu savoir des chercheurs de l’Inserm, en collaboration avec l’Institut du cerveau de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP.

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Un moment propice à l’émergence de la créativité

Un moment propice à l’émergence de la créativité

Le but de l’étude ? Découvrez si cette phase de sommeil affecte vraiment la créativité. Pour mener leurs recherches, les scientifiques ont recruté 103 participants qui ont été exposés à des problèmes mathématiques sans savoir qu’une règle cachée permettait de les résoudre presque instantanément. Ceci pourrez vous intéresser : Rêves au bord du Der – JHM.

Après la première tentative de résolution infructueuse, les participants qui n’ont pas trouvé la règle cachée ont dû faire une sieste paisiblement et dans le noir, une bouteille en plastique à la main. Une goutte de la bouteille aurait dû les réveiller avant qu’ils ne tombent dans un profond sommeil. Ensuite, ils ont dû réessayer de résoudre les problèmes de mathématiques.

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Du début à la fin de l’expérience, les chercheurs ont utilisé des capteurs pour mesurer l’activité du cerveau, des yeux et des muscles des participants. Les signaux électriques enregistrés par ces capteurs ont permis de les répartir en trois groupes différents selon l’état de vigilance lors de la pause sieste :

Les scientifiques ont alors observé que 83% des participants qui dormaient détectaient la règle cachée contre seulement 31% des volontaires qui restaient éveillés et 14% des participants qui dormaient profondément. Pour l’un des auteurs de l’étude : « Passer au moins 15 secondes dans cette première phase de sommeil après s’être endormi a triplé les chances de découvrir cette règle cachée, grâce au fameux effet Eurêka ! Cet effet disparaissait si les sujets tombaient dans un sommeil plus profond.

Il semble donc y avoir une phase propice à la créativité pendant la période de dormance. Mais pour l’activer, encore faut-il trouver le bon équilibre entre un sommeil rapide, mais pas trop profond.

Pour les auteurs de cette étude, ces résultats apportent un éclairage nouveau sur l’intérêt de la phase de sommeil. Loin d’être inutile ou chronophage, il est en réalité indispensable à la performance inventive de chacun. Au quotidien, les micro-siestes pourraient ainsi nous aider à booster notre créativité facilement et facilement ! Alors pour nos oreillers !

Déborah L., docteur en pharmacie

– Le début du sommeil est le sweet spot créatif. science.org. Consulté le 16 décembre 2021 – Le sommeil, booster de créativité ? presse.inserm.fr. Consulté le 16 décembre 2021.

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Est-ce que l’insomnie est une maladie grave ?

Est-ce que l'insomnie est une maladie grave ?

De nombreuses études décrivent l’impact négatif à long terme du manque de sommeil sur l’état de santé : en plus d’aggraver la qualité de vie, l’insomnie aggraverait les symptômes de maladies somatiques ou psychiatriques associées (douleurs chroniques, hypertension, dépression, etc. Lire aussi : 10 conseils pour arrêter de souffrir de troubles du sommeil.) .

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Quand la privation de sommeil devient-elle dangereuse ? Lorsque le sommeil est fragmenté ou absent, il provoque rapidement une hypertension, d’abord la nuit puis le jour », explique le professeur Arnulf. Cela augmente inévitablement le risque de maladies cardiovasculaires.

Comment se guérir de l’insomnie ?

Fixez d’abord une heure de réveil et couchez-vous le soir lorsque vous ressentez le besoin de dormir. Même s’il est très tard le soir, l’heure du coucher va s’apaiser progressivement. 2. Maintenir le plus de régularité possible dans les heures d’exposition à la lumière et à l’obscurité.

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Pourquoi je n’arrive pas à dormir ?

Pourquoi je n'arrive pas à dormir ?

Manque de récupération pendant le sommeil Une des causes à rechercher pour la fatigue est celle du manque de récupération pendant le sommeil, et parfois cela peut s’expliquer simplement par des douleurs, de la fièvre, des difficultés respiratoires, etc. qui empêchent les patients de bien dormir.

Quand le cerveau ne veut-il pas dormir ? Sans surprise, les principaux coupables sont le stress et l’anxiété. « C’est la cause numéro 1 », assure Olivier Pallanca : Certaines personnes sont sensibles au stress. Dès qu’ils sont trop actifs, dès qu’ils sont trop éveillés, cela va activer le même déséquilibre.

Pourquoi je n’ai pas réussi à dormir de la nuit ?

Il peut s’agir : de facteurs psychologiques comme le stress, le surmenage ou encore la dépression. facteurs physiologiques dus à un mode de vie malsain ou à une maladie. facteurs environnementaux : température ambiante trop élevée, environnement trop lumineux ou trop bruyant, mauvaise literie.