Bronchiolite : le récit de Pauline de l’hospitalisation de son bébé

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Rédactrice spécialisée dans le sommeil et la literie depuis 2012

Lorsque sa petite fille, Alma, n’avait que 7 mois, elle a eu une bronchiolite. Sa mère, Pauline, nous raconte son histoire

La bronchiolite est une maladie infectieuse qui se développe par temps froid, en automne et en hiver, et dure en moyenne 10 jours. C’est une maladie qui peut être grave, surtout chez les bébés, car elle accélère la respiration de l’enfant et provoque de la fatigue. C’est aussi ce qui contribue à rendre ses symptômes particulièrement impressionnants, créant plus d’anxiété et une tendance à se rendre systématiquement à l’hôpital.

La bronchiolite est associée à une infection par le virus respiratoire syncytial (VRS) et touche environ 460 000 nourrissons en France chaque année. Cela commence généralement par un simple rhume ou une rhinopharyngite avec une faible fièvre. Progressivement, une toux sèche apparaît. Vient ensuite une gêne respiratoire qui entraîne une respiration sifflante et rapide. En ce moment, des « plans blancs » sont utilisés dans plusieurs hôpitaux en France, au vu de la recrudescence de cette épidémie. Pauline, dont l’enfant (9 mois aujourd’hui) a été hospitalisé en septembre dernier, raconte ces six jours de stress et d’attente.

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Une toux sèche et un peu de fièvre

Alma était un bébé de 7 mois à l’époque (septembre 2022) et est tombé malade comme tous les bébés. « Au début, elle avait une toux sèche alors je l’ai emmenée chez le pédiatre », raconte Pauline. Lire aussi : Comment habiller bébé la nuit en pleine canicule ?. « Elle a dit qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, mais une semaine plus tard, sa toux s’est aggravée et elle a commencé à avoir de la fièvre. » Le médecin conseille alors à la mère de nettoyer le nez de son bébé avec une solution saline et lui prescrit des antibiotiques.

Malheureusement, quelques jours plus tard, alors que la petite famille est à la campagne, l’état du bébé ne s’améliore pas et les parents décident de l’emmener aux urgences. Même bilan et encore des antibiotiques pour Alma. « Je pense qu’au début, les médecins n’ont pas suspecté de bronchiolite, car nous étions très tôt dans la saison », a déclaré la mère.

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Dimanche, l’état de la petite fille a immédiatement alerté sa mère, qui a décidé de rentrer immédiatement à Paris. « Elle avait un air bovin et avait toujours de la fièvre. Ce qui m’a le plus frappé, c’est sa faiblesse et sa respiration qui ne semblait pas naturelle », explique Pauline.

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Deux heures de trajet “presque” les plus longues de sa vie

Dans la voiture, Alma ne va pas bien du tout. « Je pense que c’est à ce moment-là que j’ai eu le plus peur et que le trajet de deux heures a été presque le plus long de ma vie », se souvient la jeune mère. Voir l’article : « SOS je ne peux pas endormir mon bébé autrement que sur le ventre ». A son arrivée aux urgences, le bébé est rapidement pris en charge et soumis à une batterie d’examens. Selon les médecins, rien d’effrayant.

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Un bébé en détresse respiratoire

« J’avoue avoir une confiance mitigée aux urgences, c’est-à-dire que c’est très bien pour quand ça ne va pas, il faut y aller, mais pour le suivi, j’aime bien avoir un médecin en ville », avoue Paulina à nous. Voir l’article : Cinq conseils pour retrouver un bon sommeil. « Le lendemain, j’ai appelé le pédiatre et après consultation, il m’a dit : « Votre bébé ne va pas bien ». Il renvoie alors la mère et le bébé aux urgences pédiatriques de l’hôpital avec une lettre recommandée et après examen, les médecins décident de garder le bébé.

« J’ai passé la première nuit aux urgences et on a mis Alma sous oxygène. Elle est branchée partout, au pied du pouls, des patchs sur la poitrine pour l’électrocardiogramme et deux petits tubes dans les narines pour l’oxygène », a poursuivi la maman. Pour sortir de l’hôpital, la petite doit passer une nuit sans sa SpO2 ( saturation en hémoglobine en oxygène par oxymétrie de pouls) descendant en dessous de 90 %. Pour rappel, la valeur normale est comprise entre 90 % et 100 %. Alma se situe autour de 87 %.

Par conséquent, Pauline s’est retrouvée à dormir à l’hôpital pendant 6 jours. « La journée, Alma allait mieux, on a réussi à lui enlever de l’oxygène, mais chaque nuit elle rechute… ». La mère avait une chambre pour elle et sa fille, ce dont elle est reconnaissante.

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“Tu rentres et tu ne sais pas quand tu sors”

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Pour la mère, le problème aux urgences n’était pas la prise en charge qui, selon elle, lui a immédiatement redonné confiance. « À l’hôpital, les journées sont longues. Les médecins entrent et quand ils sortent, les questions arrivent. Nous pouvons vous dire que nous revenons et cela peut prendre 10 minutes ou 3 heures. Aux urgences, tu rentres, mais tu ne sais pas quand tu sors », raconte la jeune femme. En plus de s’occuper de son bébé toute la journée, le manque de visibilité des médecins est ce qui, selon elle, a rendu ce séjour fatigant.

Cependant, ce séjour à l’hôpital n’a pas été une expérience traumatisante. « Je n’étais pas inquiète, car ma fille était déjà à l’hôpital depuis 7 jours et une fois aux urgences, j’ai su que ma fille était prise en charge. Ma plus grande frayeur était dans la voiture la veille. » Pour la petite Jeanne, son aînée de deux ans et demi, en revanche, ces 6 jours sans sa sœur et sa mère ont été longs. Quant au père, il restait avec Jeanne à la maison et s’occupait des allers-retours.

Un retour de l’hôpital pas des plus simples

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Alma a pu quitter l’hôpital vendredi, c’est-à-dire 6 jours après son admission, et elle n’avait aucune séquelle de cette période. Cependant, après son retour à la maison, le petit a un peu changé. « Avant, on pouvait la passer de bras en bras, mais après ce séjour, elle a pleuré même quand ma mère l’a prise dans ses bras et n’a cessé de me chercher des yeux. C’était comme si elle avait développé une peur de l’inconnu », explique la jeune femme.

« L’hôpital est violent pour eux. Bien que le personnel soit très gentil, presque toutes les poses sont désagréables pour les bébés. » Désormais, la mère est plus attentive aux symptômes de son enfant sans en être obsédée. « C’est vrai que je vérifie plus souvent, je fais plus attention. » Mais Pauline reconnaît que dans